jeudi 30 juin 2016

Lisbourg "La Corneillère"

Le 30 juin 2016 Bernard et Pascale nous ont concocté une petite journée fort sympathique.
Nous avons tout d'abord découvert le Sentier de la Corneillère.




A travers de petits chemins empierrés ou d'étroites voyettes bordées de haies, nous avons découvert Verchin et son clocher tordu et le hameau du Groseiller
http://www.ternois-tourisme.com










Nous apercevons ici le clocher tordu de Verchin





"Notre clocher était droit, mais un jour dans les vieux temps, une jeune fille vint à l'église pour se marier. C'était une vraie jeune fille; le clocher très étonné et charmé s'est penché sur cet oiseau rare et il a attendu pour faire l'effort de se relever que le fait se reproduise une seconde fois. Il attend toujours."















Un troupeau de vaches arrive sur le chemin que nous empruntons




Nous avons dû nous ranger pour laisser passer le troupeau et veiller à ne pas effaroucher les vaches




Et pour nous faire sourire ces dames se donnent en spectacle!




La lys prend sa source à Lisbourg au lieu dit "la Source", un trou sans fond où les reflets de l'eau varient selon le temps qu'il va faire. Capricieuse rivière: "un jour cette source a disparu, les habitants ont fait une neuvaine et la source  a réapparu plus bas". Miracle ou phénomène de résurgence? Le 11 février 1984, à deux heures du matin, un geyser est apparu au beau milieu d'une route du village: la source venait cette fois de reculer de quelques mètres. D'après les anciens, cela s'est déjà produit en 1938 au bout de la rue de Laires. Depuis la source est aménagée. Mince ruisseau, la Lys s'enfle en un bel étang à Verchin avant de filer," gros et fort ruisseau", vers Hézecques, vers le bas pays puis l'Escaut.
http://www.ternois-tourisme.com










La Lys s'étire de Lisbourg en France, où elle prend sa source à 115 mètres d'altitude, à Gent en Belgique où elle rejoint l'Escaut. La rivière parcourt une distance de 214 km (126 km en France et 88 km en Belgique)

La Lys doit son nom à ses eaux limpides et cristallines, "Lisses" selon l'étymologie. Elle a donné son nom au village où elle prend sa source.






Après la marche,c'est dans la bonne humeur et avec plaisir que nous nous sommes réunis autour d'une table à Lisbourg.







samedi 11 juin 2016

Le 7 juin 2016 Alquines le sentier de l'écliette


Vidéo :


Parcours : 5 km environ
Balisage jaune
Balade sur les coteaux calcaires autour d'Alquines





Les marcheurs :

Véronique
Gérard
Bernadette
Marie-Françoise
Dorothée
Marc
Denis, notre guide
Anne Marie
Christiane

C'est de la place Delengaigne que nous laissons les voitures et commençons la balade.
 
Allez c'est parti pour une p'tite balade autour d'Alquines

On descend la rue Rocourt et on prend la première route à gauche ( rue des victimes de guerre) en longeant l'église.

Eglise Saint Nicolas
L'église est placée sous le patronage de Nicolas, évêque de Myre, qui sauva les enfants du saloir d'un boucher cruel. 

Magnifique bénitier
La chaire représente des peintures des 4 évangiles, l'air inspiré, plume à la main, accompagnés de leur symbole
On aperçoit Saint Luc accompagné du taureau que l'on y adjoint souvent



Son chœur date du XVIe siècle

Monument aux morts devant l'église

Marie-Françoise et Dorothée
Anne-Marie, Véronique et Bernadette

On passe devant la mairie, située pratiquement en face de l'église.
On continue et on traverse ainsi tout le village.


Mairie d'Alquines


La rue passe au-dessus d'un petit ruisseau.





Après l'arrêt de bus, on prend le petit sentier (tout droit). On longe les maisons (sur la gauche) sur une centaine de mètres, puis on prend un tout petit chemin de terre sur la droite, en direction du coteau.

Calvaire en hommage aux meuniers d'Alquines

D'après l'enquête de 1790, il y avait "deux moulins à Alquines, l'un à vent, assez utile, en bon état,  appartenant à Nicolas Cocquerelle; l'autre à eau, très utile, mais tombant en ruines, faute de réparations, appartenant  aux évêchés de Boulogne et Saint Omer".
Les ailes du moulin à vent, au hameau du Buisson cessèrent de tourner au milieu du 19 ème siècle, comme celles du moulin de Maître Cornille.
Le moulin à eau, au hameau de Harlay (nommé Warlet plus tard et Warlez de nos jours) fut repris vers 1800 pars Jacques François CUCHEVAL, époux de Marie Louise EVRARD.
Le corps du bâtiment subsistant remonte vraisemblablement à cette époque.  Le BIEF * fut réaménagé à  la même époque.
N.B  *BIEF... Canal de dérivation amenant l'eau  à une machine hydraulique.

Carte de Cassini Alquines
Et le moulin reprit du service jusqu'aux  environs de 1960 où il fut arrêté définitivement.
De 1800 à 1921, trois générations de meuniers de la même famille s'y succédèrent. Le moulin fut vendu avec son patrimoine en 1921. Il fut modernisé par son acquéreur--- la force motrice hydraulique étant progressivement remplacée par des moteurs à explosion. 
Le moulin termina sa vie vers 1960.
 Les successeurs de Jacques François Cucheval firent ériger le calvaire en 1889 en mémoire de leurs parents dont les noms sont gravés dans la pierre au pied de la croix. Cette croix et le christ réalisés en fonte sont d'une grande qualité qui leur permet de survivre au temps qui passe, moyennant un entretien périodique par décennie. C'est  le traitement  qui vient d’être appliqué (élagage des tilleuls peinture du calvaire et des inscriptions sur le  socle).
 Ce calvaire "des meuniers" est donc le témoin de l'hommage de descendants à leurs parents, mais aussi de l'histoire et de l'âme du village. C'est aussi le témoin de la foi des gens qui espèrent en la survie de leur âme.                                  
Merci aux personnes qui ont  discrètement œuvré  à cette rénovation...Brigitte, Yvette et Marcel.
 http://www.alquines.net/le-village/histoire
 


Chapelle Notre-Dame du Bon Secours
Le chemin grimpe doucement vers le sommet du coteau jusqu'au Mont Héchuin. 
Même si les muscles ont chauffé pendant la montée, l’effort a été récompensé par un point de vue incroyable sur le paysage bocager et le relief des collines verdoyantes où l'on pouvait voir au fond du vallon quelques maisons isolées.




Sur les hauteurs du Mont du Héchuin avec une belle vue sur les environs (80 m de dénivelé).
Nous profitons en attendant que le groupe se reforme du magnifique spectacle qui se présente devant nous.


 
Gérard
Véronique et Dorothée



Marie Françoise
Marc
Denis
Bernadette
Marie-Françoise et Anne-Marie
Marc et Denis
On longe un petit bois sur 100 mètres, puis on tourne à angle droit sur la gauche.
50 mètres plus loin, on prend un petit sentier sur la droite qui entre dans le bois.
La montée est rude sur quelques centaines de mètres.



fleurs du cornouiller sanguin
Il doit son nom à la teinte rouge sang de ses feuilles à la fin de l'été
On peut se servir pour la vannerie soit des tiges soit des jeunes pousses du cornouiller sanguin. Les tiges se travaillent exactement comme le noisetier, on peut en faire des anses, des bordures, et des éclisses ou lanières pour le tressage. Les jeunes pousses, non lignifiées (qui ne se sont pas encore transformées en bois) s'utilisent pour le tressage, entières pour les plus fines, ou fendues en deux ou trois pour les plus grosses. Les petites tiges lignifiées peuvent aussi être fendues aussi au fendoir, puis affinées au couteau. Voir en fin de page la technique de refente.http://panier.over-blog.com/article-cornouiller-sanguin-40919944.html



Arrivé tout en haut du sentier, après avoir quitté le bois, on passe sous une ligne électrique (hideuse). (Vous ne la verrez pas car je l'ai enlevé, ça gâchait la photo).
Juste après, on prend un sentier sur la droite.

Gérard

Véronique et Bernadette
Çà vaut le coup d’être sur Rando Wardrecques allez les filles venez avec moi
Petite pause photo
moi aussi je veux être sur la photo...
Le sentier débouche sur la D216 (rue de la gare). On prend à droite et on quitte le village "le Buisson"


200 mètres plus loin, on tourne à droite dans un petit sentier qui plonge vers Alquines. La descente est rude.

Attention à la descente
Promenons nous dans les bois

Laissons entrer le soleil...
En sortant du bois, on passe à côté du cimetière et on continue sur le village d'Alquines.


Beau chemin pour marcher au calme et apprécier la nature!!
Petite halte pour que le groupe se rassemble


Au bout du sentier, on retrouve la rue des victimes de guerre. On tourne à gauche.
Après quelques centaines de mètres, on repasse devant l'église. On tourne à droite pour retrouver le point de départ, la place Delengaigne. 


Quelques fleurs qui ont attiré mon regard :

Pâquerette



Vesce cracca

Fleur d'églantier Confiture de roses

compagnon rouge ou Silène dioica

compagnon rouge ou Silène dioica mes délicieux compagnons

Premier coquelicot

 Gelée de coquelicot
 Je pris un durable plaisir à déployer,
avec les délicatesses qu'elle exige,
la lingerie écarlate si soigneusement chiffonnée
des coquelicots, après avoir forcé et disjoint,
devançant l'heure, les deux sépales,
incurvés, velus et verts,
pirogues ajustées qui forment son écrin..."
Roger Caillois
Fleurs de pissenlit
Sachez bien que le pissenlit
N'est pas une fleur ordinaire
Il n'a pas d'esprit vulgaire  ...
Malgré tout ce que l'on dit
Il est doué d'un caractère
Qui sait assurer son crédit
Et l'établir sur la terre

                                                                                                   Robert de Montesquiou-Fézensac (1855-1921)
sirop ou miel de pissenlit

"miel" de pissenlit

toutes les photos

 
Campanula glomerata
Campanula glomerata

Entre l'eau et le ciel, se niche le beau village d'Alquines. D'un côté, on ne se sent jamais aussi proche des cieux qu'au sommet du Pas de Calais, au hameau des Bullescamps, où une pyramide géodésique servait de sémaphore. 
 
Sémaphore à Alquines (trouvé dans Wikipédia) 14 mètres de hauteur

D'un côté, la présence des deux sources de la Hem rappelle l'origine quasi céleste de cette rivière indomptable.
Le bon air, c'est celui qui sert à faire grandir les meilleurs trotteurs de Vincennes dans les haras d'Alquines-Fromentel.
 
Sur les hauteurs de Fromentel, les charmes d'un hara où grandissent les futurs trotteurs de Vincennes

L'eau, c'est aussi celle que le village a su préserver en son centre, dans cette sympathique mare au canard que l'on appelle le vivier.
 
Le vivier, mare au centre du village

Par une alchimie compréhensible, cette eau et cet air ont créé un joli village apprécié des randonneurs et des cavaliers. Le parc naturel y a classé deux estaminets de randonnée, dans ce village du bon pain et du bon vivre.
Être au milieu de ce bon air incite aussi les habitants à sortir.


Alquines à la source des légendes :

Véritable sous-chef lieu du canton de Lumbres, Alquines a toujours joué un rôle important dans l'histoire.
Ainsi son étymologie même fait remonter l'origine du village des deux sources à l'époque romaine, puisque l'Alekina aurait été le nom d'une voie de cette époque.


Au moyen-âge, cette contrée ancienne ne pouvait donc être qu'une terre de seigneurs. En 1156, la seigneurie d'Alquines est confirmée par le roi Louis le jeune à l'église de Thérouanne. Tout au long de l'ancien régime, les évêques de Thérouanne qui y établirent leur maison de plaisance, puis ceux de Boulogne, furent les seigneurs d'Alquines.
Cependant, cela n'exclut pas la noblesse locale. Ainsi, en janvier 1452, on note la vente par Jean de Rebergues (écuyer) à Jacques de Fouxolles  (chevalier) d'une terre de seigneurie sise à Alquines.



De même, quelques siècles plus tard, Jean d'Ardres, seigneur d'Alquines, est conseiller au baillage de Saint-Omer.
Cette appartenance seigneuriale ne se traduit pas par des avantages. Ainsi en 1451, lors du saccage de Marquise et de l'abbaye de Licques par les anglais, Alquines et son fort de la Motte sont attaqués. Cet édifice est vraisemblablement détruit en 1495,  par le maréchal d'Humières,  lors du démantèlement de tous les forts de la région.


En 1710, de nouveau Alquines subit un pillage en règle, lors du siège d'Aire. L'église est la première touchée, mais les habitants ont envoyé, par précaution, leur cloche à Ardres.  La commune est toujours importante. 
En 1713, elle compte 190 feux. 
Cependant, à la Révolution, Alquines est rattaché au canton de Seninghem, avant d'être intégré dans celui de Lumbres.

 
 C'est peu avant cette époque que se produit une première histoire tragique dans la commune. Le 15 juillet 1785, quatre enfants de la famille Wayolle meurent noyés. Charles, sept ans, Jean, cinq ans, Jean-Marie, trois ans et Marie, seize mois, sont inhumés le lendemain. Sans doute pour commémorer ce drame, le calvaire des Wayolle est construit. 
Deux siècles plus tard, Mme Jacqueline Douard-Lotillier en fera un compte-rendu à partir de ses recherches généalogiques.


    Les siècles qui suivirent furent marqués par d'autres drames, et notamment celui de la grande Guerre. A cette occasion le village d'Alquines fut connu pour abriter le plus grand mutilé de France, Auguste Delengaigne, aveugle, trépané, mutilé d'un bras et des deux jambes.
    Cependant, l'histoire d'Alquines fut également parfois joyeuse. Quelques vertiges encore aujourd'hui visibles témoignent ainsi d'une prospérité passée, qui s'est traduite par une gare au hameau du Buisson, un moulin imposant à la place des actuels établissements Rocourt, une ancienne brasserie, etc.




    D'autres bâtiments perpétuent encore l'histoire, comme l'école des Fromentel, bâtie dans les années 30, ou celle du centre, construite un quart de siècle plus tard. Bref, Alquines possède de quoi continuer à construire de belles légendes, symboles d'un village qui aura toujours été à la source de l'Histoire, comme à celle de la Hem, cette rivière impétueuse mais charmante.


L'indépendant du vendredi 28 décembre 2001 reportage : Guillaume Clément avec l'aide de Monsieur Cucheval, maire et de Madame Marcotte, secrétaire de mairie).


Quelques montages :